Philippe Ciaparra

Photographe

Écrits

Nus

Des corps féminins allongés sur un drapé noir, ils sont nus et seule la forme, faite de courbes et de lignes, est mise en valeur. La lumière en clair/obscur décide d’en apercevoir ses subtilités.

Considérons qu’ils sont des vallées, des déserts, des paysages en quelques sortes.

Ils sont aussi des mers calmes d‘un heureux voyage, car de temps à autres je vois les corps danser dans un mouvement indécis.

Les corps dansants sont-ils devenus la mer ? la danse c’est le mouvement, pourtant la photographie a rendu ces corps immobiles.

La photographie c’est immobile et l’éternel, je me retrouve alors dans une étrange singularité, dans une dualité car il n’y a que la mer qui danse car éternelle est la danse de la mer.